TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

Troubles du comportement alimentaire

Les troubles des conduites alimentaires, sont polyfactoriels et ne dépendent pas d’une cause unique. Le comportement alimentaire dépend de facteurs génétiques et psychologiques individuels, en étroite interaction avec l’environnement familial et socioculturel. Parmi eux, il y existe des facteurs prédisposants, précipitants et pérennisants. On parle d’endophénotype.

La polyfactorialité nécessite une prise en charge multiple et en réseau qui associe le corps et l’esprit.

Que les troubles soient légers, modérés, sévères, ils disparaissent tout seul, même s’il arrive qu’ils sommeillent et se déplacent. Ils peuvent alors ressurgir à l’occasion d’un événement dans la vie du sujet. S’agissant d’une pathologie, elle nécessite toujours d’être prise en charge,même si c’est long et difficile. Les outils de  dernières générations  (TCC, Remédiation) sont utilisés à raison d’une séance par semaine en moyenne, souvent sur un terrain  anxio-dépressif.

Les troubles s’étendent de l’inconfort au pathologique.

– Dans une approche holistique et dans une optique de recherche de qualité de vie en lien avec les médecins généralistes, j’accompagne l’inconfort à la recherche d’un poids de forme dans un mode de vie équilibré.

-Dans le champ du pathologique et en relation avec le Centre Référent des Troubles du Comportement Alimentaire j’accompagne des personnes atteintes de pathologies chroniques dont le trouble de l’alimentation est l’une des parties immergée de l’Iceberg.

Les troubles de l’alimentation les plus connus sont l’anorexie et la boulimie, mais il en existe bien d’autres difficiles à répertorier et à classer. On distingue  selon le DSM-V :

  • l’anorexie nerveuse (de type restrictif ou associée à une hyperphagie) ;
  • la boulimie nerveuse ;
  • l’hyperphagie boulimique ;
  • l’alimentation sélective ;
  • le pica (ingestion de substances non comestibles) ;
  • le mérycisme (phénomène de « rumination », c’est-à-dire de régurgitations et de remastication);
  • d’autres TCA, spécifiés ou non.

L’ensemble des pathologies relevant des TCA ont des  enjeux communs. Ils se caractérisent tous par une série d’oppositions et de clivages.   – Manger s’oppose à vomir, comme prendre en soi s’oppose à recracher, comme aimer à haïr. À cet égard, la valeur de rejet qui caractérise l’anorexie et son refus d’accepter le don ou le partage de la convivialité ne manquent pas d’être perçus par l’entourage, ce qui explique l’extrême tension que l’on rencontre dans les familles où la nourriture est devenue une arme d’agression mutuelle. Cependant, le paradoxe est que ce refus est d’autant plus absolu qu’il sert en même temps à protéger l’amour en évitant la destruction impliquée dans l’acte de manger ; car c’est, en effet, le conflit spécifique de l’incorporation que de condenser dans un seul acte la possession de l’objet désiré et son annihilation. Pour Mélanie Klein, l’abstention anorexique vise donc à préserver le « bon objet interne », le « bon sein », en s’interdisant de l’attaquer par la dévoration. Symboliquement, l’ouvrage des dents consiste à détériorer, déchiqueter, flétrir l’objet, exposant ainsi le dévoreur à toute mesure de rétorsion imaginaire suggérée par l’angoisse de persécution. Le clivage intrapsychique  fait que le courant d’amour porté par l’identification se coupe radicalement de l’incorporation. On voit ainsi des jeunes filles anorexiques adorer leur mère, épouser toutes ses vues, idéaliser sa bonté, mais à la condition qu’elle soit privée de tout rôle nourricier.

Sur un mode différent, le vomissement, lui non plus, n’échappe pas à cette ambivalence. Certes, il s’agit de rejeter, de se débarrasser, mais tout autant de restituer « tel quel » ce qui a été dévoré.